dimanche 5 janvier 2020
TILLIER-COCHERY
Après de nombreuses recherches sur place (aux archives de la ville de Paris, aux archives nationales et sur le net), qui étaient restées infructueuses, je trouve enfin (sur le net) la référence à l'acte de mariage TILLIER-COCHERY qui me permet de fixer l'orthographe (COCHERIE, COCHER).
La mention à cet acte de mariage figure en vue 437/442 à la page des TILLIER dans la table des mariages de Paris 1793-1802 (cote V10E11) mise en ligne sur geneanet (ici).
la restranscription en est :
" P.re Ch.les Cochery M.ie Marg. 16 fruct 6 1 Ch.les Et.ne Marchand Anne M.ie Fr.se
comprendre
TILLIER Pierre Charles, et COCHERY Marie Marguerite, mariés le 16 fructidore an VI, à Paris I, parents Charles Etienne TILLIER et Anne Marie Françoise MARCHAND
Leroux ingénieur (EDIT)
texte extrait de l'ouvrage suivant (accessible ici, vue 493 et suivantes) Mémoires de la société d'agriculture des sciences et des arts de l'arrondissement de Valenciennes. Tome second. Valenciennes 1836.
ARTS DIVERS. M. LEROUX-DUFIE, Raffineur de sucre, rue Blanche, n° 17 ,à Paris. N°941. — M. Leroux-Dufié, en envoyante à notre exposition l'appareil qu'il a imaginé pour recevoir les sirops qui s'écoulent des formes dans les raffineries, a rendu un véritable service à l'industrie des sucres. Les avantages qu'il présente, bien constatés pour les raffi- neries, nous paraissent à peu près les mêmes pour les fabriques de sucre indigène, et nous espérons que l'ex- périence viendra bientôt confirmer notre opinion. La manipulation des pots et des formes, dans les an- ciens procédés, est extrêmement fatigante et coûteuse. L'ouvrier qui pose les formes doit d'abord les asseoir avec soin sur les pots qui les supportent, s'il veut éviter la chute de ces formes, et par suite des pertes considérables. Quand le terrage change la nature du sirop égouté, il faut enlever les formes, les placer sur d'autres pots et rassembler dans un réservoir tous les sirops écoulés d'a- bord. Le long séjour de ces sirops dans les vases qui les reçoivent, le tems nécessaire pour vider et nettoyer ces derniers, l'impossibilité de se préserver de l'accès des mouches pendant ces opérations, sont autant de causes de fermentation et de pertes réelles pour le fabricant. Les gouttières ou rigoles présentent aussi plusieurs inconvénients, tels que la difficulté de les nettoyer, de les préserver des mouches, d'asseoir solidement les for- mes, et aussi sont-elles peu employées. M. Leroux-Dufié a fait disparaître tous ces inconvé- niens, et de plus il a supprimé le travail fatiguant pour les ouvriers de changer les formes dont les plus fortes pèsent jusqu'à 15o livres, et de transporter sur le ventre des pots de 60 livres au moins. Il remplace les pots et les gouttières par un seul réservoir rectangulaire dont le fond est formé par quatre plans inclinés vers le centre et revêtus de zinc. Ce réservoir est recouvert d'un plan- cher mobile percé d'autant de trous qu'on veut y placer de formes. Un entourage en bois maintient solidement les formes qui s'appuient les unes sur les autres, et pré- sentent tant de stabilité qu'on pourrait marcher dessus sans les déranger. De ces réservoirs, le sirop constamment à l'abri des moucbes est conduit par un tuyau dans une rigole com- mune et de là aux chaudières. On peut ainsi les cuire immédiatement, et l'on sait combien les retards que l'on apporte à cette opération diminue la quantité de sucre cristallisable. En même tems la main-d'œuvre se simpli- fie, la séparation des différens sirops s'opère d'elle-même , parce qu'ils s'écoulent à différentes époques; le travail devient plus régulier, plus facile à répartir entre les ouvriers. D'après les renseignements qui nous ont été fournis par l'auteur et par MM. Boca et Grar frères, qui ont fait établir ces planchers avec le plus grand soin dans leur raffinerie, l'économie de main-d'œuvre permet de sup- primer cinq à six ouvriers sur trente, et si de plus on considère que les formes se conservent plus longtems, qu'il n'y a plus d'entretien de pots à mélasse, ni de sirop absorbé par eux, et que dans un établissement nouveau, on peut économiser encore, en supprimant le plancher en dessous des caisses dites lits de pains, on sera convaincu que les avantages que le nouveau système présente sur l'ancien, compenseront en bien peu de tems l'augmenta- tion d'un quart qu'il exige dans les frais de premier éta- blissement. Dans cette augmentation se trouve compris le privilège de son inventeur. MM. Boca et Grar frères, qui ont eu l'obligeance de nous montrer en détail les planchers-lits-de-pains qu'ils viennent de faire exécuter dans leur établissement, se feront un plaisir de fournir aux industriels tous les renseignemens nécessaires pour l'établissement et la bonne exécution de ces appareils. (Médaille de bronze.)
(EDIT : les brevets Leroux-Dufié sont en ligne sur le site de l'INPI :
Leroux-Dufié a déposé ses brevets, celui de son fils et en qualité de mandataire, plusieurs autres brevets.)
Autres références glanées sur le net :description du procédé: pages 185 et suivantes par un de ses contemporains (Solution de toutes les difficultés de l'étude. Encyclopédie usuelle. Septième volume. Etude popularisée des arts et de l'industrie. 1839)pages 613 et 615Catalogue des brevets d'invention d'importation et de perfectionnement (lien)Appareil propre à recevoir l'égout des sirops, des sucres en pain, dans les raffineries de sucre de canne ou de betterave:Brevet d'invention et de perfectionnement de 10 ans, délivré le 22 juin 1833, à Leroux-Dufié, raffineur de sucre, à Paris, rue Blanche, 17Médaille d'argentLeroux-Dufié, raffinage de sucre, La Villette, SeineMédaille de bronze 1834, Leroux-Dufié à Parispublicité pour ouvrage sur raffinage des sucres bruts 1839eten qualité d'industrielAnnuaire de l'industrie française, 1851, page 1118Leroux-Dufié, raffinage de sucre. La Villette, Seine
mercredi 25 décembre 2019
Noël de Totoche
livre de Charles-Maurice Chenu, notre cousin par les Tillier-Rodier.
Je cherchais ce livre depuis des années... Un exemplaire est disponible aux puces de la porte de Vanves mais pour une fois le père Noël ne s'est pas ruiné.
Si le livre de son père Charles Chenu a été numérisé par la Bibliothèque nationale de France (et est accessible sur le site Gallica.fr), l'ouvrage sur Totoche n'a pas reçu le même traitement.
L'exemplaire en compte dans le catalogue des bibliothèques de la ville de Paris est listé comme indisponible à la réservation et à la consultation.
La poisse!
Mes tentatives de contact d'un des descendants de l'auteur sont restées vaines... malgré l'identification que j'ai faite d'après son article sur Totoche :
L'exemplaire de cet ouvrage vient compléter ma petite collection "familiale" avec le livre de référence sur les Caffieri de Jules Guiffrey, le livre sur le général Lecointe (Caffieri-Buzot), le livre de Charles Chenu sur le procès de Madame Caillaux et les nombreux ouvrages sur Henri Rivière.
quelques références d'internet sur l'ouvrage :
https://www.actualitte.com/article/livres/les-ensables-du-kepi-rouge-aux-chars-d-assaut-de-charles-maurice-chenu/83254
http://librairie-entropie-paris.blogspot.com/2012/10/totoche.html
dimanche 28 juillet 2019
Duffié de Russie
Depuis le début de mes recherches généalogiques je suis sur la piste de la branche aînée des Duffié dont des représentants sont partis en Russie.
Au gré de recherches pour une association amicaliste sur des anciens ingénieurs militaires perdus de vue, j'ai découvert le site "grand mémorial" du ministère de la Culture qui répertorie notamment les registres matriculaires des poilus.
Voici donc le résultat pour un fils Duffié qui m'était (partiellement) inconnu :
numéro de matricule de recrutement : 6855
Duffié
Raoul Alexandre Auguste
né le 28 juillet 1894 à Saint-Cloud
résidant en Russie, recensé à Saint-Cloud
Fils de Raoul Auguste Victor et d'Alice Anna Joséphine Kroup domiciliés en Russie
Inscrit sour le numéro 355 de la liste du canton de Sèvres.
Exempté en 1915 : surdité aigüe des deux oreilles
maintenu exempté en 1916.
Omis de la classe de 1914 - est soumis à toutes les obligations de services de la classe de 1917 (art. 15 de la loi du 21 mars 1905).
DECEDE LE 25 juin 1922 à Rouen (avis de la mairie en date du 27 juillet 1922).
vue 649/838 accessible par ce lien, ou via cette page http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial avec le patronyme Duffié.
Il y a vraisemblablement son frère ou son cousin (la filiation n'étant pas précisée) sur le site des archives de Paris :
Fiche d'affectation créée le 2-10-1922
numéro de matricule de recrutement : 5040
Duffié Boris
né le 18 février 1897 à Matoussoff (?) en Russie
résidant à Doubovaïa-Balka en Russie.
Inscrit sous le n°283/92 bis de la liste du canon de Courbevoie.
Classé dans la 1 partie de la liste en 1915 . xxxxxx
APPELE A L'ACTIVITE le 11 janvier 1916. Manque à l'appel et classé dans les délais le dit jour. en résidence à l'étranger - en Europe.
DECLARE INSOUMIS le 2 mai 1916 b°2711. Rayé de l'insoumission par application
des prescriptions de l'article 30 de l'Instruction du 20 mars 1905 et décision N°2121397
de Monsieur le Général gouverneur militaire de Paris le 12 mai 1916. Autorisé à
servir dans l'Armée Russe pendant la durée de la Guerre (circulaire ministérielle
N°11897 4 du 3 juin 1915). Affecté au 8° Régiment de chasseurs (armée russe) le 16 juin 191x
Affecté au 101° Régt d'Infanterie XXX XX affecté au 153° Régt d'Inf XXX
Passé à la 4ème Lon (Légion?) de C. O.A le 1er avril 1928
Disponibilité :
101° Régt d'Infanterie
153° régt d'Infanterie (H.A.)
4ème Lon de Commis O A
Sans affectation le 15.4.36
Mentions non lisibles
document ici ou accessible via la page de recherche http://archives.paris.fr/s/17/etats-signaletiques-et-des-services-militaires/? avec le nom du soldat Dufié.
Hasard, ce dimanche est la date anniversaire de la naissance de Raoul Alexandre Auguste Duffié.
mardi 30 avril 2019
Ascendance RIVIERE d 'Ax-les-Thermes
0 Jean Pierre RIVIERE habitant Ax
1 Jean-Pierre RIVIERE (commerçant en 176x, négociant) né vers 1729 (décédé an 8 VUE277/323)
épouse Marie FERRAND
1.2 François RIVIERE né en 1768 (VUE 273/291) parrain François RIVIERE et Jeanne Marie RIVIERE
1.1 Jean-Pierre RIVIERE (notaire à Ax de 1784 à 1826) né vers 1762 (VUE88/291)
épouse Marie SANS décédée en 1801 (17 fructidor an 9 VUE294/323)
enfants :
1.1.1 Jean Pierre Marc RIVIERE 1791-1799 (VUE253/323)
1.1.2 Séraphin Casimir 1796-1799 (VUE253/323)
1.1.3 François RIVIERE (notaire à Ax de 1827 à 1852) né en l'an 2, décédé en 1853 à Ax
épouse Jeanne Marie Julie AUTHIE ORLU (AUHTIER ORLU)
enfants :
1.1.3.1 Jean Pierre Benjamin François Prosper RIVIERE né en 1826 (DCD 11 JUIN 1879 VUE141/212) (profession à déterminer) épouse Marie ALRIC
1.1.3.2 Jeanne marie Louise Désirée RIVIERE née en 1828
1.1.3.4 Joseph Marie Emile Léopold RIVIERE né en 1832
1.1.3.3 Prosper Marie Maurice Clément RIVIERE né en 1830
épouse LEROUX
1.1.3.3.1 Henri RIVIERE né en 1864
1.1.3.3.2 Jules RIVIERE
épouse Marguerite DACHEUX
1.1.3.3.2.1 GH RIVIERE
1.1.3.3.2.2 Thérèse RIVIERE née en 1901
Les informations relatives au notariat d'Ax-les-Thermes (période d'exercice des notaires) proviennent des archives départementales de l'Ariège : ici
Les informations actuelles ne permettent pas de relier les notaires RIVIERE au notaire RIVIERE-BOULIE.
Nota rajouté en mars 2020 : le site wikipedia liste pour le canton d'Ax les thermes Benjamin RIVIERE comme conseiller général de 1868 à 1879 ce qui semble correspondre au frère de Prosper RIVIERE (1826-1879) (cf. également faire-part décès Hugues de BASTOULH avril 1869 en vente sur Ebay fin 2019 listant les deux frères ensembles, le premier avec son titre).
jeudi 14 février 2019
Thérèse Rivière
qq références sur son travail d'ethnologue :
Plusieurs pages accessibles en ligne sur sa mission dans la région d'Aurès (Algérie) :
https://www.persee.fr/doc/
livre : "Thérèse Rivière, l'ethnologue oubliée du Musée de l'Homme"
de Frédérique Faublée (2013) Edition Tituli
https://www.decitre.fr/livres/therese-riviere-l-ethnologue-oubliee-du-musee-de-l-homme-9791092653151.html#resume
Michèle Coquet, « L’« album de dessins indigènes ». Thérèse Rivière chez les Ath Abderrahman Kebèche de l’Aurès (Algérie) », Gradhiva [En ligne], 9 | 2009, mis en ligne le 02 septembre 2012. URL : http://journals.openedition.org/gradhiva/1451 ; DOI : 10.4000/gradhiva.1451
et actuellement sur Georges-Henri Rivière :
exposition au MUCEM de Marseille :
http://www.mucem.org/programme/exposition-et-temps-forts/georges-henri-riviere
en cinq points ...
https://pontdesartsmarseilleprovence.fr/mucem-expo-georges-henri-riviere-actualite/
article et galerie d'images
https://www.claudinecolin.com/fr/1716-georges-henri-riviere.-voir-c-est-comprendre
lundi 14 janvier 2019
Impôt sur le revenu
Mais que vient faire sur ce blog un post sur l’impôt sur le revenu ? Transgression passagère liée à l'actualité ou généalogie d’un impôt ?
Ayant visité l’historial de la grande guerre à Péronne, le guide local évoquait ce à quoi s’intéressait l’opinion publique en 1914 : l’affaire Caillaux. Cela me rappelait qu’un cousin (descendance Tillier, branche Rodier) en avait été un des acteurs. Madame Cailloux avait tiré sur Monsieur Calmette. Mes souvenirs sur cette affaire étaient confus, n’ayant que consulté l’article de wikipedia sur le sujet, il y a bien longtemps.
Je partis en quête d’information et ce n’est que quatre mois plus tard que j’ai trouvé ce livre sur leboncoin début janvier. Un jour de chance car ce livre se fait bien rare (pas encore numérisé sur gallica.fr), tout aussi rare que « Totoche prisonnier de guerre – journal d’un chien à bord d’un tank » (1918) du même auteur (le fils).
Pour mémoire le livre « de l’avant à l’arrière » (1916) de Charles CHENU est quant à lui disponible sur gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6481533s.texteImage
LE PROCES DE MADAME CAILLAUX de Charles Maurice CHENU (1960)
Chapitre V
L'impôt sur le revenu
L'impôt sur le revenu. Formule qui déchaîna, avant 1914, tant de passions en France.
Le XIXe siècle avait été le triomphe de la République et, plus certainement encore, celui de la bourgeoisie. Echelon par échelon, elle gravissait les hauteurs qu'avait occupées l'aristocratie.
Consolidée, forte d'un patrimoine bien géré, elle tendait à croire à son tour que le régime auquel 1a France était parvenue était l'ordre définitif. Quiconque y souhaitait une modification était considéré comme révolutionnaire. On avait enfin trouvé l'équilibre : il fallait s'y tenir, et ne toucher à rien.
Une incroyable impression de sécurité dominait l’époque.
Tout bouleversement était si évidemment contraire aux lois naturelles qu'il ne pouvait se produire, ou ne pouvait excéder les limites d'un incident momentané.
On pouvait ainsi placer en hypothèques à longues échéances, consentir des baux emphytéotiques, décider que les arrière-petits-fils entreraient à Polytechnique, que 50 000 livres de rentes en feraient 75 vingt ans plus tard. L'avenir se résolvait par règles de trois.
Dès lors, il ne pouvait être question de toucher au système fiscal. Malheur à qui le tenterait.
Mais pour un ambitieux intelligent, qui sait, par le suffrage universel, que les journaux bourgeois ne sont pas toute l'opinion, que derrière eux et malgré eux, il y a chez les électeurs un mouvement lent et profond, quel beau rôle à jouer !
Rôle sans risques. Les freins sont bons. La « réaction », ouverte sur les bancs de la droite, ou camouflée sur les bancs de la gauche, ne laissera passer que le minimum de réformes et ne permettra pas que soit compromis le patrimoine même des réformateurs.
Elle aura un rôle ingrat; elle seule assumera l'impopularité. Pour le réformateur, en dépit de son impuissance, et peut-être à cause de cette impuissance même, que de beaux gestes, de discours magnifiques!
Combien ne sont moteurs que parce qu’ils savent la force des freins qui les arrêteront!
La formule seule, « l'impôt sur le revenu", avait suffi à dresser contre elle toute la bourgeoisie. Depuis longtemps, elle traînait dans les cartons des commissions, attendant pour sortir le grand financier qui joindrait l'audace à la compétence.
A cette formule, aujourd’hui, le nom de Joseph Caillaux reste seul attaché. Inévitable simplification du souvenir. Mais d’autres se sont employés à sa victoire : et c'est Viviani qui, en définitive, l’a fait voter. Il serait donc excessif, pour l’en louer ou l’en blâmer d’en attribuer à Joseph Caillaux la seule responsabilité. Une réforme est-elle jamais l'œuvre d'un seul homme ? Si celui-là n'avait réalisé cette réforme, un autre, un peu plus tard - ou le même jour peut-être - l'eût fait aboutir.
Que valait cette réforme, si révolutionnaire?
Le temps a passé. Nous avons accepté la révolution. De mauvaise grâce, évidemment. Y a-t-il un impôt que nous acceptions de bonne grâce ?
Et si celui-là ne représente pas toujours « la justice fiscale »,peut-être représente-t-il moins d'injustice que les précédents. N'en demandons pas trop.
Mais à l'époque, au temps de sa conception, quelles craintes il provoquait, et quelle levée de boucliers!
« L'impôt sur le revenu ? disait Poincaré : ou vous ne l'appliquerez pas, et ce sera une duperie. Ou vous l'appliquerez, et ce sera l'inquisition.»
Le temps a montré qu'il n'y avait pas là un dilemme, comme l'avait cru Poincaré, mais un cumul. Et que 1e même impôt pouvait, selon les cas, aboutir aussi bien à la duperie qu'à l'inquisition.
Les contribuables l’avaient pressenti, malgré les formules prudentes dont s’étaient enveloppés à leur naissance les divers projets de « justice fiscale ».
D’où l’hostilité de tous, des petits et des grands, devant l'idée dont, au Parlement, Joseph Caillaux allait se faire l'apôtre.
Et puis, la France n'avait pas oublié le «système des fiches», enfanté par l'affaire Dreyfus, et qui livrait les personnes aux caprices de la délation, aux haines de la politique. Il semblait impossible de soustraire le contrôleur à de tels courants.
Ces défiances et ces colères, d'année en année, s'accumuleront contre l'homme qui a résolu d'attacher son nom à la réforme. Elles tenteront d'atteindre le ministre, si elles n'ont pas la force de triompher directement de l'institution. Faire tomber l'un, croira-t-on, c'est faire tomber l'autre.
On cherche les défauts de la cuirasse. Joseph Caillaux, ce grand bourgeois, ce gros possédant, peut-il désirer sincèrement livrer sa fortune à l'examen du contrôleur? N'est-ce pas une simple attitude, un geste de démagogue avide de renommée? C'est cela qu'il faudrait prouver, la mauvaise foi de l'homme, cela qu'il faudrait pouvoir jeter à l’opinion. Mais comment la convaincre? Or, un jour, une lettre a été apportée à Gaston Calmette, une lettre de Joseph Caillaux lui-même, qui va fournir l'argument cherché...
Flèche que Calmette glisse dans son carquois, où deux autres l'attendent déjà : la flèche d'Agadir et la flèche Rochette.
samedi 5 janvier 2019
Recherche sur la Légion d'honneur
- tome premier : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39276j/f5.image
- tome cinquième : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39280s/f3.image
- tome premier :
- tome second :
Figure notamment dans ce second tome : BENOIST, grenadier à pied de la garde impériale (page 163 du 14 mars 1806 (RAJOUT 2024))
Bernard BENOIT est l'époux de Marie Claude QUITELLE. Les QUITELLE sont apparentés aux TILLIER.
lundi 30 avril 2018
Hommage à Alfred Duffié
Extrait du petit Parisien 1889
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4747527/f1.item.r=%22alfred%20duffi%C3%A9%22.zoom
HOMMAGE A UN FRANCAIS
Nous lisons dans la Courrier des Etats-Unis :
« On vient d'inaugurer en grande pompe au
cimetière connu sous le nom de « North Burial
ground » à Providence un monument élevé à
la mémoire de M. Alfred Duffié.
« Ancien officier dans l'armée française, M.
Dufflé était venu vers 1860 s'établir aux Etats-
Unis, et quand éclata la Guerre de Sécession, il
prit du service dans l'armée fédérale et fut
nommé colonel du 1er régiment de cavalerie du
Rhode-Island.
Il se distingua en plusieurs occasions, ce
qui lui valut, à la fin de la guerre, d'être nommé
brigadier-général.
« Il remplit plus tard les fonctions de consul
des Etats-Unis à Cadix (Espagne) et mourut à son
poste en1880.
Ses restes, ramenés à Providence, ont été
inhumés dans le cimetière où l'on vient d'inau-
gurer le monument élevé a M. Duffié par ses
anciens camarades de régiment.
« le gouverneur du Rhode-Island, le maire de
Providence, un grand nombre d'officiers de la
grande armée de la République, ainsi que plu-
sieurs postes de vétérans, sans compter l'Asso-
ciation des vétérans du 1er régiment de cavalerie
du Rhode-Island, assistaient à la cérémonie.
« On y remarquait aussi Mme Duffié. la veuve
du général, avec son files et sa belle-fille.
« Enfin, la Société française la Gauloise, de
Providence, avait été invitée à la cérémonie :
elle s'y est rendue, drapeau tricolore en tête, et
devant le monument elle a chanté la Mar-
seillaise. »

