jeudi 28 novembre 2013

Thanksgiving 2013

La jour ferié américain par exellence.
L'occasion de continuer la généalogie.
Je constate qu'il me manque certains actes parisiens pour lesquels je dispose de la date ou d'un intervalle de date. L'accès aux tables décennales parisiennes sur internet devrait me permettre de combler ces lacunes et de découvrir de nouvelles branches.

Je compte également me concentrer sur les Didiot et les Moreau parisiens qui, je viens de le réaliser, apparaissent à plusieurs endroits de 'ma' généalogie. Cela fera l'objet d'un post sur les marchands de bois parisiens.

Happy Thanksgiving aux cousins américains!

lundi 25 novembre 2013

Site internet du jour - IdRef

Un site qui liste des auteurs et ouvrages peu references:
IdRef Identifiants et references Sudoc pour l'enseignement superieur et la recherche

http://www.idref.fr/032981449
http://www.idref.fr/029712076
http://www.idref.fr/061117919

En cherchant bien la chicoree Leroux y est meme repertoriee...

jeudi 21 novembre 2013

Giuseppe Fiechi - destin peu ordinaire

En attendant de trouver un lien avec les marchands de bois de Paris, découvrez sa vie de ce personnage sur wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Fieschi

et le rapport de justice relatant en detail l'enquete au quai de la rapee dans le milieu des marchands de bois parisiens (pages 314-315 pour les freres Didiot, page 317 pour le sieur Moreau dont le domicile est au 9 place Royale)
http://books.google.com/books?id=STgbAAAAYAAJ&dq=Affaire%20fieschi%20didiot%20du%201835%20Cour%20des%20Pairs%20de%20France&hl=fr&pg=PA306#v=onepage&q=didiot&f=false

et aussi ce site (référence de wikipédia) avec notamment la peinture de la tête guillotinée.
http://www.justice.gouv.fr/histoire-et-patrimoine-10050/proces-historiques-10411/proces-de-giuseppe-fieschi-pour-regicide-16109.html



lundi 18 novembre 2013

Duffié de La Villette, Duffié de Paris

EN COURS DE REDACTION


Duffié de Paris
Jean-Auguste Duffié, raffineur est installé 8 rue de Bizet, Paris depuis (au moins) 1843 selon l'almanach de Paris.
En 1852, il figure parmi les neufs membres de la commission d'hygiène publique et de salubrité du premier arrondissement (ancien) de Paris.
source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472609h/f116.image.r=duffie.langEN

Duffié de La Villette (nord de Paris)
En 1855, les patriotiques Duffié déposent des dons à l'armée d'Orient dans leur mairie de La Villette
François-Toussaint Duffié 50 francs
son fils François (Etienne François) 20 francs.
référence: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6464045n/f157.image.r=duffie.langEN



A partir de 18xx, Jean-Auguste Duffié s'installera à Jouarre (arrondissement de Meaux) à une soixantaine de kilometres de Paris. Il sera maire de la commune de 1865 à 1869?.
En 1865 il sera nommé président de la société de secours mutuels de la commune, et ce jusqu'au moins 1869
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6107969q/f124.image.r=duffié%20.langEN



en 1833 et 1837, dans l'Almanach du commerce de Paris, à la rubrique raffineurs de sucre,
Duffié s'écrit Dufié, et Leroux-Dufié.
Auguste Dufié est 8 rue Bizet (quartier de Chaillot)
Leroux-Dufié est 17 rue Blanche

dès 1839, l'orthographe est partiellement rétablie en Duffié: les deux orthographes cohabitent dans l'almanach jusqu'en 1841
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6429210k/f179.image.r=duffié.langFR
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64292110/f713.image.r=duffié.langFR


en 1872, Duffié est conseiller général à Braisne (Aisne)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5752359b.image.r=duffié.f182.langEN

dimanche 17 novembre 2013

References bibliographiques pour recherches



Agenda et annuaire de la magistrature, du barreau et des officiers ministériels (1870, 1886, ..)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5673559n/f677.image.r=amy.langEN
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5680097z/f336.image.r=amy.langEN

vendredi 15 novembre 2013

Leroux-Dufié et la loi - Leroux-Dufié and the law

Work in progress. Please do not read until this line is removed.

Here is an interesting article about Jean-Baptiste Leroux-Dufié and the way justice could be done in the 1800's, era of the industrial revolution.
It seems that Jean-Baptiste Leroux had sued Ponet for using a device Leroux had designed and patented. Leroux won this earlier case.

The original text is available on the website of the French National Library:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778735q/f297.image.r=leroux%20dufie.langEN
pages 290-291

Annals of the Property Rights for industry, arts and litterature.
Volume 1873


Article 2065
Publication of judgments - notices - intent to harm and damages

The notice of judgments and decisions, except the cases where it is ordered by the Courts, is an illegal fact that leads to an action in damages when there was intent to harm and when it caused harm.
(Court of Paris, February 23 1839.  - Ponet versus Leroux-Dufié)

THE COURT: - Considering that, relatively to judicial decisions, the proceedings take form in the obligation imposed by the Law to the judges of taking publicly debates that precede the trial and of delivering publicly the decisions they made.
- that the publication of judgements and decisions stated by the Law in some ways, for reparation/compensation purpose, is authorized, under circumstances, by Article 1036 of the code of civil procedure, as a penalty;
- that the fact charged by Ponet to Leroux-Dufié, and not denied, of having postered, both in the city of La Villette and in the city of Paris, a large number of notices, the decision that had been ruled between them by the third Court on July 20 1837, is, therefore, an illegal fact and, in this case, detrimental/(harmful).
- that the intent to harm to his opponent, from Leroux-Dufié, becomes even more obvious by the form of the notices used by him;
- considering that the Court possesses sufficient elements to assess the range of damages and to set/determine the reparation ;
REVERSES:
- to the principal, for reparation of the harm caused to Ponet by the fact from Leroux-Dufié, authorizes Ponet to have the present decision printed in the standard form, and to have it postered, in a hundred copies, in the Seine State, at the expense of Leroux-Dufié.



Article 2065

Publication de jugements— Affiches. — Intention de nuire et dommages.
L'affiche des jugements et arrêts, hors les cas où elle est ordonnée par les Tribunaux, est un fait illégal qui donne ouverture à une action en dommages-intérêts lorsqu'il a eu lieu avec intention de nuire et qu'il a causé un préjudice. (C. de Paris, 23 février 1839. — Ponet c. Leroux-Dufié.)
LA COUR : — Considérant que, relativement aux décisions judiciaires, la publicité consiste dans l'obligation imposée par la loi aux magistrats de faire procéder publiquement aux débat qui précèdent le jugement et de prononcer publiquement les décisions qu'ils rendent; - Que l'affiche des jugements et arrêts prescrite par la loi en certaines matières, à titre de réparation, est autorisée, suivant les circonstances, par l'article 1036 du Code de procédure civiles, à titre de peine; - Que le fait imputé, par, Ponet à Leroux-Dufié, et non dénié, d'avoir fait afficher, tant à la Villeile que dans la ville de Paris, à un: grand nombre d'exemplaires, l'arrêt qui avait été rendu entre eux par la troisième Chambre de la Cour, le 20 juillet 1837, est, dès lors, un fait illégal et, dans l'espèce, dommageable; - Que l'intention de nuire à son adversaire, de la part dudit Leroux-Dufié, devient encore plus évidente par la forme d'affiche par lui employée; - Considérant que la Cour possède des éléments suffisants pour apprécier l'étendue du dommage et en déterminer la réparation; - INFIRME; - Au principal, pour réparation du préjudice causé à Ponet par le fait dont il s'agit de la part de Leroux-Dufié, autorise Ponet à faire imprimer le présent arrêt dans la forme ordinaire, et à le faire afficher, au nombre de cent exemplaires, dans l'étendue du département de§la Seine, le tout aux frais de Leroux-Dufié.


Cette décision donnera lieu également au texte suivant relatif à la loi sur les marques de fabrique et de commerce (du 23 juin 1857):

6. Jugé, au contraire, que la partie civile ne peut publier le jugement qu'autant que cette mesure est expressément ordonnée. - 23 février 1839, C. de Paris, affaire Pouet c. Leroux-Dufié (Dall. 1839.2.85).


Une antériorité peut être trouvée sur le journal l'indépendant. Dès 1830, Jean-Baptiste Leroux-Dufié cherche à protéger son brevet d'invention facilitant le raffinage de sucre:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5751802z.image.r=leroux.f3.langEN
(avocat Me Ph. Dupin)



A RECHERCHER : - profession de PONET dans les bottins et autre ALMANACH (rien trouve en 1837-1839 et plus tard)
- décision anterieure en faveur de Leroux-Dufié.
- expliquer Duffié // Dufié

jeudi 14 novembre 2013

Il y a un soldat Duffié inconnu! The unknown Duffié soldier

Many Nations have a monument or a memorial to a unknown soldier (wikipedia page). It seems that the Duffié family, at its level, has also a unknown soldier.

Le site gallica de la Bibliothèque nationale de France regorge d'informations... La dernière trouvaille en date est la référence à un chef de bataillon Duffié décédé lors des événements de la révolution de 1848 à Paris.
The website of the National Library of France still holds a lot of unexplored books with possible references to our ancestors.
The last gold nugget is the mention to a Battalion Chief Duffié, fallen during the 1848 events in Paris (wikipedia page).





Histoire de l'armée et de tous les régiments.... Tome 4 / par M. Adrien Pascal...

morts pour défendre l'ordre (révolution de février 1848)

DUFIE, chef de bataillon, 1ere legion

History of the Army and all the regiments... Volume 4 by Mr Adrien Pascal...

died to defend law and order
DUFIE, battalion commander, 1st legion (National Guard of Paris)




Jean Auguste, le frère de Rose Henriette fait partie de la Garde nationale comme l'indique son dossier d'officier de la Légion d'Honneur (voir ici). Après les événements de 1848, il est promu chef de bataillon.

Son fils, Auguste Duffié, obtiendra son brevet de chevalier de la Légion d'honneur en 1871 pour ses services dans la Garde nationale (il s'engagea comme volontaire dès le début de la révolution de 1848, sera capitaine à l'état-major général en 1864, chef d'escadron d'état-major de la Garde nationale à la veille de la guerre de 1870-1871 et atteindra le grade de lieutenant-colonel en 1870).


Deux hypothèses pour ce Dufié:

  • Du fait que les archives parisiennes reconstituées ne le sont que partiellement, ce Dufié pourrait être un fils de Jean-Auguste. Pour être chef de bataillon en 1848, il faudrait que ce soit l'aîné de la fratrie, donc né avant 1827. Ce serait alors le neveu de Rose Henriette.
  • Tous les autres enfants de Jean Auguste étant décédés après 1850, il pourrait s'agir du frère de Jean Auguste et de Rose Henriette, Louis Félix né en 1800 à Orléans, pour lequel il y a peu d'informations. 







There are two hypothesis:

  • Nattie Duffié's unknown brother. All known Nattie's brothers will die after 1850. Reminder: the birth registries for the Paris city burnt during the 1860's event. Because there are very few certificates that were recovered thanks to existing copies owned by citizens, it is very difficult to rebuilt a family of the early 1800's. Mainly people living after 1860 will have had an oportunity or interest to rebuilt the birth certificates. The rank of Battalion Commander in 1848 would only have been reahed by someone with a military background or with enough experience. Hence this Duffié would have been an elderly brother for Nattie.
  • Nattie's uncle? Louis Felix, born in Orléans, who would have followed Nattie's father to Paris. There is currently no information on him.

While Nattie's father was also Battalion Commander of the French National Guard (see his Officer of the Legion of Honor file here), Nattie's brother Auguste will be awarded the same Knight medal for his services in the Paris National Guard. He volunteered during the 1848 events and was Lieutenant-Colonel in 1871.
The latest hypothesis seems the most probable but needs to be confirmed by military services records.

To be continued.


revision 1: 15 nov 2013 with precision of Knight and Officer of the Legion of Honor

Révision 2 : additif. promotion
3rd column Squadron Leader Duffié 1870
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6580133b/f1.zoom.r=duffié.langEN


lundi 11 novembre 2013

2013 Veteran's Day - commémoration de l'armistice du 11 novembre

Today let honor our military ancestors and military cousins.
Honorons aujourd'hui nos ayeux et cousins militaires.
update Nov 28 adding Geoffroy Chateau and Frédéric-Moreau



Nattie Duffié at Bull Run
(wikipedia)
Alfred Napoléon Alexandre "Nattie" Duffié
(1833, Paris France - 1880 Cadiz, Spain)
US Cavalry Brigadier General, US Consul
Crimean War - US Civil War (1861-1895)



Alphonse Théodore Lecointe
(military-photos.com)
Alphonse Théodore Lecointe
(1817 Evreux - 1890 Paris 6)
Division General, Paris Military Governor, Eure State Senator



Melchior Gaspard Batlthazar Leroux
(1748 Evreux - ?)
 Eure State 1st Battalion, MIA, probably POW
French Revolutionary War of the First Coalition


Claire Alfred Pelton Duffié
(1917 - 2003)
US Air Force, 434 Fighter Squadron
World War II ...


Sophie Gilbert Caffierry
(1789 Evreux - 1835 Lille)
11th Veteran Riflemen Company, Sergeant
Died at the Lille Military Hospital




Claude Etienne Hugau
(1741 Paris - 1820)
Cavalry officer then General Inspector, Eure state representative
here is a short biography


World War I

Henri Alexandre Boisseau
(1890 Pernant - 11 August 1918 Ravenel, Sain-Just)
6th Cuirass (breatplate) Regiment, 2nd class Private

Edouard Georges Duffié
(1872 Braisne - 6 April 1915 aux Eparges)
67th Infantry Regiment, Battalion Commander

Alexandre Francois Victor Leroux
(1873 Orchies - 7 July 1916 Froméréville)
55th Artillery Regiment, Captain

Paul Ernest Jean Conchon
(1895 Clichy sous bois - 14 October 1915)
8th Infanrty Battalion, 2nd class Private

Eugène Frédéric Geoffroy-Chateau
(1874 Brunoy - 13 April 1917 Villers Marmery)
Villers Marmery National Necropolis
19th Dragoon Regiment, Captain

Paul Lucien Frédéric Frédéric-Moreau
(1878 Paris 9 - 13 April 1918 Quiry le sec)

228th Field Artillerie Regiment, Captain


Jacques Hardelay
(1881 Paris 2 - 23 April 1915 Boésnighe, Belgium)
4th Ordnance Regiment, Lieutenant

Julien Poupinet
(1881 Le Chesnay - 18 April 1918 Domart sur Luce)
41st Infanrty regiment, Lieutenant

Pierre Rommetin
(1881 Plessis Belleville - 12 August 1916 Corbeny, Aisne, Bois des Beaumarais)
267th Infantry Regiment, Lieutenant

(Ange Henri) Pierre Tiesse
(1884 Boulogne sur Seine - 21 July 1916 Flaucourt, Somme)
28th Senegal Shooter Battalion, 2nd Lieutenant


Paul Alexandre Robert Tronchon
(1896 Saint-Witz - 13 February 1916 Troyes)
35th Infantry Regiment, 2nd class Private




World War II

Jacques Carpentier
(1913 Paris 6th Arr - 09 November 1942 waters out of Oran, Algiers)
Actéon Submarine, lost at sea
http://roglo.eu/roglo_f?lang=en;i=525254

Emmanuel Dadvisard
(1915 Tours - 27 March 1944 Succivo, Italy)
69th Artillery Regiment, military
Plane crash

René Jean Marie Dhuicque
(1904 Thieux - 11 May 1940 Grapfontaine, Luxemburg)
60th Infantry Reco Group, military

Louis Rene Luc Lepeu
(1912 Paris - 10 July 1940 Touza, Moroco)
Bombing Group 1/34, 2nd Lieutenant

Jean Pinard
(1912 Paris - 17 October 1944 Cronimont)
64th African Artillery Regiment, military

Henri Marie Jacques Rendu
(1915 Paris - 23 November 1944 Wolfisheim, Bas-Rhin)
397th Road Traffic Company, Captain
Shot dead.

Paul Schaeffer (aka/alias Pauly)
(1916 Paris - 16 June 1944 Leaz, Ain)
FFI Interior French Forces, military





North Africa Conflicts

Yves Marie Robineau
(1936 - 21 August 1958 Algiers)





sources:
Felix Boisseau's genealogy (born circa 1580)



dimanche 10 novembre 2013

AMY DES BEAUX BRUNS... avec un nom pareil...

Avec un nom pareil, facile me direz-vous de faire sa généalogie. Pas si sûr...


Les bases de données généalogiques ne regorgent pas de ce patronyme et il est souvent mentionné Amy et non Amy des Beaux Bruns (base ETANOT des notaires parisiens, édition 1953 du bottain mondain).

Plusieurs interrogations subsistent:
Quand rajoutent-ils des beaux bruns à leur nom et pourquoi? Pour se distinguer des Amy déjà implantés à Paris?


Sancoins est un chef-lieu du Cher situé dans l'arrondissement de Saint-Amand-Monrond.
Comme dans de nombreuses familles provinciales, une branche s'installera à Paris, gardant étroitement le contact avec Sancoins (présent en témoins aux mariages des proches parents).



Cette branche Amy comporte plusieurs greffiers/juges de paix et initie une lignée de quatre notaires.
Le premier notaire de la famille s'installe à Sancoins; son fils s'installe lui à Paris; c'est ensuite son neveu et son petit neveu qui reprennent l'étude, constituant probablement l'une des "dynasties" de notaires parisiens, comprenant un doyen honoraire des notaires parisiens, et une reconnaissance sous forme de présidents de la chambre des notaires de Paris.
Leur étude est référencée par le nombre romain XL dans le 16ième arrondissement. Initialement située au 12 puis au 15 rue Benjamin Franklin, cette étude est déplacée au 107 rue de la Pompe, le notaire résidant au 105. Ces locaux ont aujourd'hui disparus et l'étude contemporaine la plus proche est au 4 rue de la Pompe.
Côté justice de paix, l'ascension sociale se fait sur deux générations, de greffier à juge de paix. Le décès du petit-fils Elie Charles encore étudiant en 1866 interrompt certainement ce corporatisme qui le promettait certainement à devenir juge de paix. Sa soeur Marie Anne Victoire Isabelle épouse Emile Ferrand juge paix s'installant à Sancoins.




Voici donc la liste d'individus que j'ai pu reconstituer, les travaux s'arrêtant au XVIIIème siècle. Les informations pré-révolutionnaies n'ont pu être confirmées ou complétées car les registres paroissiaux ne sont pas disponibles en ligne sur le site des archives départementales.


1ère génération
I - Antoine AMY DES BEAUX BRUNS. Sans autre information, il est mentionné sur les actes de son fils.


2ème Génération
II - Charles AMY DES BEAUX BRUNS (né vers 1763 selon son acte de décès établi à Sancoins le 14/05/1803). Charles est tout d'abord commis aux aides, puis greffier de la justice de paix. En 1843 au mariage de son fils, il est qualifié de propriétaire à Sancoins. Il est probable que Charles ne soit pas originaire de Sancoins car il n'y a à l'èpoque pas d'autres AMY dans la commune et aucune indication sur son père ou leur origine.
Il épouse le 22 avril 1782 à Sancoins Anne Louise Françoise PAULTRE (décédée entre 1843 et 1853). Cette dernière est qualifiée de propriétaire en 1807 lors du mariage de sa fille.

3ème Génération
III A-  Anne (Louise) Sophie AMY DES BEAUX BRUNS (née le 04/1783 à Sancoins, décédée le 06/12/1853 à Sancoins). Elle aussi est qualifiée de propriétaire (acte de décès).
Elle épouse à Sancoins le 28/07/1807 Claude ACKER (né à Issoudun le 02/1772 - Décès : après 1853) chirurgien à Rueilly (Indre) en 1807 puis docteur en médecine à Sancoins en 1843. Il est fait mention de ses états de service de chirurgien de l'armées. Il est qualifié de propriétaire à Sancoins. Claude Acker apparait sur plusieurs actes de naissance de la famille AMY. A-t-il supervisé des accouchements?
III B-  Claude Charles AMY DES BEAUX BRUNS (né le 03/08/1784 à Sancoins - décédé le 14/05/1843 à Sancoins), notaire, proriétaire et maire de Sancoins en 1843. Claude Charles fait ses études de droit à Paris (acte de mariage de sa soeur en 1807) et est très tôt qualifié de propriétaire à Sancoins sur les actes d'état civil (dès 1811). Propriétaire prime probablement sur clerc de notaire...
Son épouse Marie CLAVEAU (25/12/1781 - 27/08/1847) est veuve de son premier mari en 1811 et elle est également qualifiée de propriétaire. Le couple s'unit à Sancoins le 22/08/1811 et a 3 enfants à Sancoins.

4
ème Génération
IV BA- Charles Victor AMY (né le 23 décembre 1813 à Sancoins (?) - Décès : 28/08/1897 à Paris 16, à 84 ans), principal clerc de notaire, puis notaire (de 1847 à 1895), puis doyen honoraire des notaires à Paris. Ses actes et son étude notariale font mention du patronyme AMY uniquement.
Un petit mystère semble entourer la naissance de Charles Victor. Il ne figure ni dans la table décennale ni dans le registre des naissance de Sancoins en 1813 (ou les années précédentes ou suivantes) par contre sa date de naissance est le 23 decembre 1813 selon la table electorale parisienne de 1871 (domicile 12 rue Franklin, notaire).
Charles Victor épouse Adèle LELOUCHE (Décès : après 1897) à Paris 10ième arrondissement le 24/09/1846. Cet acte parisien n'a pas été reconstitué après sa destruction. Qui de la famille Amy fait le deplacement a leur mariage?
Ce couple figure dans la base Roglo par les Lelouche.
IV BB- Cyr Vincent Charles AMY (né le 16/01/1813 à Sancoins et décédé le 03/12/1886 à Sancoins) juge de paix, maire, conseiller général et député du Cher. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1862 pour ses mandats de représentant du peuple. Au debut des annees 1870, il participe a la souscription pour la reconstruction du palais de la Legion d'honneur (voir Gallica.fr).

p.113 AMY DES BEAUXBRUNS (Cyr-Vincent-Charles), ancien conseiller général, député à l'Assemblée nationale 25
Il est marié à Anne Alexandrine LAINÉ qui ne semble pas être originaire de Sancoins (acte de mariage non établi à Sancoins).


IV BC-  Anne Louise Sophie Aline AMY DES BEAUX BRUNS  (Naissance : 27/01/1817 à Sancoins)
épouse Louis Marie Alexandre FAUVELLE receveur de l'enregistrement au bureau de Sancoins lors de son mariage, il est originaire du Pas-de-Calais (Hucqueliers). (Naissance : 04/03/1809 - Décès : après 1843 - Mariage à Sancoins le 17/09/1837)
Le couple aura au moins un enfant à Sancoins:
V BCA- Félicie Alexandrine Thaïs FAUVELLE (née le 30/05/1843 à Sancoins)


5ème Génération
V BBA-  Elie Cyr Charles Alexandre AMY DES BEAUX BRUNS (Naissance : Vers 1844 - Décès : 09/10/1866 à Sancoins) étudiant à Sancoins. Il y décède à 22 ans. (il n'est pas né à Sancoins!)
V BBB-  Marie Anne Victoire Isabelle AMY (Naissance : 20/07/1848 à Sancoins)
épouse Emile FERRAND (Naissance : son acte de mariage mentionne deux dates: sa date de naissance le 09/02/1839 et son acte de naissance dressé le 11/01/1839 à La Guerche) - (Mariage : 20/04/1868 à Sancoins) juge de paix à Sancoins en 1875. Il reprend donc la fonction de son beau-père ou au moins travaille avec lui. Période à verifier. Il sera plus tard qualifié de propriétaire et de rentier. Il est fait mention de son exonération de service militaire par certificat du préfet de la Nièvre.
V BBC-  (Marie Charles) Victor AMY DES BEAUX BRUNS (Naissance : 20/05/1854 à Sancoins- Décès à Paris 16 le 07/03/1929, à 75 ans), principal clerc de notaire, notaire à Paris de 1895 à 1921, président de la chambre de notaires de Paris. Chevalier de la Légion d'honneur en 1920. A cette date-là, Victor a oeuvré depuis 1905 à la chambre des notaires de Paris, soit quatre mandats, allant de secrétaire, puis rapporteur, premier syndic et finalement président (deux mandats). Il reprend l'étude de son oncle Charles Victor.
épouse Eugénie Louise/Laura Marguerite CHENU (Naissance : 24/09/1859 ou 20/09/1859 à Paris I - Décès le 10/07/1945 - Mariage à Paris 7 le 21/06/1882). Eugénie est une descendante Tillier et à ce titre une petite-nièce du père de Jean-baptiste Leroux-Duffié. Hasard ou simplement localisation à Passy, les Amy seront les notaires d'actes relatifs aux TILLIER dans les années 1852. Voir cet article et le lien de cousinage ci-dessous.
Le couple a au moins deux enfants (voir ci-après sixième génération).
V BBD-  Adèle Marie Marthe AMY DES BEAUX BRUNS (Naissance : 05/11/1856 à Sancoins - Décès : 1955 à Paris)
Paul Eugène Max RADOUX (Naissance : 30/01/1847 à Moulins) - (Mariage : 22/11/1875 à Sancoins) capitaine adjudant major en 1875 au 2ième régiment de ligne
x GILLET Joseph (divorsé) (Naissance : 07/08/1844 à Chateauroux- Décès : 29/12/1901 à Paris 16) - (Mariage : 24/10/1889 à Sancoins)
V BCA- Félicie Alexandrine Thaïs FAUVELLE (née le 30/05/1843 à Sancoins)


6ème Génération
V BBCA-  Charlotte Suzanne AMY DES BEAUX BRUNS Veuve Fressart (Naissance : 01/06/1883 à Paris 7 - Décès : 12/1925) (faire-part de décès dans le figaro).

épouse André Charles FESSART (décédé avant 1925) le 01 juin 1904 à Paris 16.

V BBCB-  (Ferdinand Charles) Henri AMY (Naissance : 03/08/1886 à Paris 7 - Décès : 30/12/1965, à 79 ans). Il commence comme clerc de notaire de 1907 à 1921 puis succédant à son père, notaire à Paris de 1921 à 1951, chevalier de la Légion d'honneur de 1937 en qualité de président de la chambre des notaires de Paris; son dossier d'archives de la Légion d'honneur est très riche. Il est décoré de la Croix de Guerre.
Herny figure dans l'édition 1953 du bottain mondain. Il n'y est fait aucune mention d'une épouse ou d'enfants.
Henry épouse Marguerite Nelly BLAGE - (Mariage : 25/06/1918 à Paris9)









La magistrale signature du notaire Charles Victor Amy en 1852
avec celle d'un Tillier


Représentation graphique de la branche:




Cousinage Leroux par les Tillier:




Base Roglo:
Les trois notaires parisiens Amy sont listés dans les études parisiennes de Roglo.
Le premier notaire est répertorié par son alliance Lelouche et mentionné comme né à Paris




vendredi 8 novembre 2013

Vocabulaire

Vieux métiers dépassés par la révolution industrielle, mots obsolètes, cette page a pour vocation de vous faire revivre un court instant:



Guillocheur....

http://www.littre.org/definition/guillochis

jeudi 7 novembre 2013

Claude Etienne HUGAU

Ce post reprend l'intégralité de messages parus sur le forum des Amis du Patrimoine Napoléonien avec l'aimable autorisation de leur auteur Jean-Yves Labadie (www.lesapn.org).

Claude-Etienne Hugau fait partie de la descendance Jacquet-Aubertin que l'on peut trouver sur ce blog.

La présente biographie résulte d'une synthèse des recherches bibliographiques de Jean-Yves Labadie que je remercie pour son travail qui permet de faire revivre l'exceptionnelle carrière de cet officier.



Claude-Etienne Hugau, fils d'Etienne, domestique, et de Marie-Thérèse Poupin, naît à Paris le 2 avril 1741. Il s'engage comme soldat, au régiment de Bretagne en 1757, puis est affecté, en 1761, à celui du Colonel-Général comme cavalier, sous les ordres du duc de Bouillon avec qui il fait la guerre du Hanovre. Le duc le remarque et Hugau se met à gravir très vite les échelons : 1763, maréchal des logis ; 1765, porte-étendard (sous-lieutenant de cavalerie); 1768, lieutenant, et capitaine de cavalerie le 15.08.1769 (ce jour-là, en Corse, naissait Napoléon 1er) ,il est alors au régiment Royal-Comtois. ce corps est désigné pour faire campagne aux Indes afin d'aider le nabab Ayder-Alican en lutte contre les Anglais. C'est là l'occasion pour les Français de prendre leur revanche sur ces derniers qui les ont chassés de cette colonie en 1761, suite à l'incapacité du gouverneur Lally-tollendal qui s'était aliéné les princes indiens.

La compagnie de Hugau s'embarque à Bordeaux, sur le Duc de Praslin,le 9 novembre 1769. Durant la traversée, notre héros et ses compagnons auront droit à la cérémonie du Bonhomme de ligne, ils assisteront dans l'Ile de France (ancien nom de'Ile Maurice) à la cruauté des blancs envers les esclaves, ils seront étonnés des us et coutumes aux Seychelles; lors de cette escale, le fils de l'Imam est flatté que les français l'aient salué de 5 coups de canons selon l'usage, ce que ne font pas les Anglais, aussi l'entente est-elle bonne. A Goa, durant l'escale qui y est faite, bien que les Portugais gardent jalousement leurs femmes, l'une d'elles, à travers sa fenêtre, remarque Hugau et réussit à lui faire parvenir une invitation pour le soir-même. Hugau, tout fier, se met sur son "31" et se rend à l'heure dite chez la personne en question. C'est alors que, lorsqu'il voit apparaître la dame, il se rend compte qu'il est tombé dans un piège : La femme est d'un âge plutôt certain et les attributs de la beauté l'ont depuis longtemps quitté. Fort heureusement, Hugau trouve une ruse, il dit "Ah !!! Madame !!! je suis indigne de tant de beauté !!! Je préfère me retirer !!!" et il s'en alla.

Le 1er janvier 1771, le régiment embarque sur un bâtiment de guerre, la flûte le Mascarin, qui n'est ni équipé, ni escorté afin de préserver le secret de ce voyage. Mais, après son escale à Karward, le 5 vers 18 h, le danger fait son apparition à la hauteur d'Angola, sous forme de 3 galvettes pirates (petits bâtiments légers dont se servent les pirates indiens et pouvant contenir jusqu'à 300 hommes) qui les rejoignent et leur envoient 2 coups de pierres (arme à feu de jet semblable à un petit canon). La flûte ne pouvant se défendre, les Français sont capturés, et, malgré une rançon de 50 roupies, ne sont pas libérés. Aussi,décident-ils de se faire passer pour des Anglais. Le 6, le commandant Hugels doit rejoindre le chef pirate, il demande à ses hommes d'obéir à Hugau. Vers 14 heures, tout s'arrange, la ruse a réussi et, les pirates fraternisent. A tel point que, pour en être débarrassés, les pseudo-Anglais doivent leur faire des présents d'un montant de 2.400 livres, plus une lettre de recommandation pour tous les commandants Anglais signée Georges Preston (Hugels). En échange, les français reçoivent un passeport.

Le 7, à midi, Claude Hugau aperçoit de nouvelles galvettes auxquelles Le Mascarin échappe de peu. Il fait escale à Honavar où se trouveun vaisseau d'Albion Le Northumberland (s'agit-il du même vaisseau que celui qui devait emporter plus tard Napoléon à Ste-Hélène ou d'un "prédécesseur" de celui-ci ?). Hugau fait partie des 3 volontaires chargés à pied jusqu'à Mangolor, de demander une escorte au gouverneur. Arrivés à destination, quelle n'est pas leur surprise en voyant Le Mascarin. Celui-ci s'était fait escorter par l'Anglais moyennant 10 piastres. Le régiment continue sa route à cheval, vers Ayder Nagar. Enfin, le 2 mars, à 7 lieues de Srirangapatna, à 14 heures, a lieu la bataille de Melcotta contre les Marattes (indiens alliés des Anglais). Grâce aux canons, ceux-ci sont vite chassés, mais Ayder Alican ne profite pas de son avantage, et le 6, la victoire se transforme en retraite. Durant celle-ci, Hugau ayant cru voir une colonne amie, se dirigea vers elle, et faillit tomber entre les mains de l'ennemi. L'expédition se révélant un échec, les Français quittent l'Inde dans la rade de Tellichery, le 13 janvier 1772.


 Initinéraire de Claude Hugau en Inde
(source J-Y. Labadie, www.lesapn.org)



Hugau entre dans la Légion Royale en 1774, dans le Royal Dragons en 1776. Il se marie le 1er september 1778 avec Eléonore Dolbelle, née le 8 juillet 1754 à Versailles, fille des défunts Guillaume-Pierre Dolbelle, officier de la Bouche de Madame, et de Marie-Madeleine-Cécile Dubois (une nièce d'Eléonore, Marie-Eléonore Jacquet-Aubertin épousa le 18 Thermidor an IX Michel Ozanne, directeur de l'ecole centrale de l'Eure dont la tombe est à Arnières sur Iton). Le même jour, leroi le nomme Aide-major Général du corps de Volontaires des Etrangers de Marine sous les ordres du duc de Lauzun. Le 20 juin 1779, Claude Hugau est nommé lieutenant-colonel, et le 5 novembre, il est admis à la dignité de "Chevalier de St-Louis".



 Le couple Dolbelle
(source J-Y. Labadie, www.lesapn.org)


Comme on le voit, les roturiers, avant l'édit de 1781 sur les 4 degrés de noblesse, pouvaient accéder au grade d'officier par le rang (environ 15% des officiers sortaient du rang, on les appelait officiers de fortune), mais en général ils ne dépassaient pas le grade de lieutenant. L'avancement de Hugau est exceptionnel, il le doit à ses qualités, mais aussi aux circonstances particulières qui entourèrent sa carrière.

Le 5 mars 1780, le corps des Volontaires Etrangers de Lauzun (?). Celui-ci passe en Amérique en 1781 ,sous les ordres du comte de Rochambeau où Hugau se distingue. Le 10 juillet de cette même année, il reçoit une lettre du général Washingon qui le félicite et l'invite, lui et sa compagnie, à dîner.
Durant cette campagne d'Amérique, Hugau doit faire face à la jalousie de certains officiers nobles qui sont sous son commandement. Heureusement, les ducs de Lauzun et de Choisy le soutiennent.

De retour en France, Hugau continue à servir dans l'armée de Lauzun jusqu'en mars 1789 où, à près de 48 ans, il prend sa retraite avec une pension de 3.400 livres. Hugau s'installe alors dans l'Eure à Gravigny (près d'Evreux, localité de sa belle-famille), où il est propriétaire du Clos-Bioche. Il retrouve son ancien chef de corps, le duc de Bouillon. Celui-ci ne l'a pas oublié, puisque, le 24 juillet 1789, il le fait commandant en second de lamilice bourgeoise qui deviendra en 1790 la Garde Nationale. Hugau prête le serment civique le 21 février 1790 et, le 6 mars, c'est sous son commandement que les détachements des villes d'Evreux, Louviers, Pont-Audemer, Bernay et Beaumont partent faire le serment de la Fédération martiale à Chartres. Le 10 juillet, il repart avec huit hommes et deux officiers pour la fédération générale de Paris. Ils sont de retour le 24 avec la bannière dont les districts de Paris leur ont fait présent.
Le 25 décembre, apprenant qu'il est nommé juge de paix, mais ne pouvant cumuler plusieurs fonctions, il se démet de celle de commandant de la Garde Nationale. Il démissionnera de nouveau, le 27 novembre 1791,venant d'être éu député de l'Eure. Apprenant sa nomination, le duc de Bouillon l'engage, à titre de "vieille connaissance" à loger chez lui à Paris, quai Malaquais n°1919. Refuser serait indécent et Hugau accepte. Le 24 juillet 1792, il fait hommage à la patrie de sa croix de St-Louis. Le 18 octobre, le député prête serment : "Au nom de la nation, je jure de maintenir de tout mon pouvoir la liberté et l'égalité ou de mourir à mon poste". Il fait partie du comité militaire et présente plusieurs rapports. Son mandat terminé, il retourne à Gravigny avec son épouse, et reprend ses fonctions de juge de paix. C'est alors que le 15 ventôse de l'an II (5 mars 1794), un agent d'affaire du fils du duc de Bouillon vient lui adresser un mandement de 208 livres 4 sols et 11 deniers pour la location du logement parisien de son altesse. Hugau porte plainte.

Après celà, il devient agent supérieur du gouvernement pour le recrutement de 300.000 hommes, puis, toujours juge de paix et, en même temps, commissaire pour annoncer les secours aux pauvres dans 117 communes du département de l'Eure jusqu'à l'an VI. De l'an VI à l'an VIII, il est président du tribunal criminel d'Evreux. Bonaparte arrive au pouvoir et le nomme sous-inspecteur aux revues le 18 germinal an VIII (8 avril 1800) à 59 ans. Ses collègues du tribunal le regrettent. Le voici parti pour la campagne de l'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau. Après la guerre, il est affecté à Caen, puis au camp de Boulogne où, le 18 vendémiaire an XIII (10 octobre 1804), Hugau envoie son serment à la Grande Chancellerie de la légion d'honneur, car il est fait chevalier depuis le 18 thermidor an XII (6 août 1804) sous le n° 7 179.

En juillet 1806, il est chargé de faire la revue des élèves de l'école impériale de Fontainebleau. Cette charge est onéreuse. En 1808, il est muté à l'école de St-Cyr et St-Germain. Janvier 1810, Napoléon le nomme inspecteur aux revues (ce grade correspond à celui de général de brigade) et l'affecte le 15 février dans la 4ème division militaire. Juin 1812, il est promu officier de la légion d'honneur. A cette nouvelle, il écrit à la chancellerie pour jouir de ses droits politiques dans un collège électoral de la Meurthe. Son brevet lui est envoyé le 2 février 1813.
Le 30 mai 1814, le ministre de la guerre ordonne à Hugau de se rendre à Nancy pour y reprendre ses fonctions d'inspecteur aux revues. En octobre, Louis XVIII confirme sa nomination à ce poste. Il est finalement mis à la retraite le 7 février 1815, après 58 ans de services qui font de lui le plus vieil inspecteur aux revues. Le roi lui accorde la même pension qu'en 1789. Sa femme décède à Nancy le 30 mai 1815. Quelques temps après la mort de son épouse, il retourne à Evreux avec le corps de celle-ci. Claude hugau meurt le 12 mars 1820. Il laisse derrière lui plusieurs manuscrits qui ne furent jamais publiés, mais que l'on peut consulter au fonds ancien de la bibliothèque municipale d'Evreux.

Sources : Journal itinéraire. Service Historique de l'armée de terre et Bibliothèque municipale d'Evreux (MsFfrn26).
Voyage en Asie Bibliothèque municipale d'Evreux (MsFfrn 28 & 28 bis).
Journal Hyver (ce journal raconte sa campagne en Amérique).




Le dossier de la Légion d'Honneur de Claude Hugau a été détruit par l'incendie des communards parisiens en 1871. Un double existe aux archives municipales d'Evreux et a pu être consulté par Jean-Yves.

texte et source originaux disponibles par le lien suivant:
http://lesapn.forumactif.fr/t3725-hugau-claude-etienne

Quel lien avec les Leroux?
La belle-soeur de Claude Hugau, Marie Marguerite DOLBELLE épouse Jean Auguste Jacquet-Aubertin, cousin germain de la mère de Jean-Baptiste Emmanuel Leroux (premier Leroux parisien, père de Jean-Baptiste Leroux).


Un article sur la famille Dolbelle se trouve ici.